Genèse

Le précédent brésilien

En juin 2012, le gouvernement brésilien a mis en place dans 4 prisons fédérales un programme intitulé « Rembolso a través de la lectura » [remboursement à travers la lecture, en traduction littérale], qui prévoit de réduire de 4 jours la peine d’un détenu pour chaque livre lu.

Mesure législative votée en France sous l’impulsion de l’association

Article 721-1 du code de procédure pénale : « Une réduction supplémentaire de la peine peut être accordée aux condamnés qui manifestent des efforts sérieux de réadaptation sociale, notamment en passant avec succès un examen scolaire, universitaire ou professionnel traduisant l’acquisition de connaissances nouvelles, en justifiant de progrès réels dans le cadre d’un enseignement ou d’une formation, en s’investissant dans l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, ou en participant à des activités culturelles, et notamment de lecture, en suivant une thérapie destinée à limiter les risques de récidive ou en s’efforçant d’indemniser leurs victimes. »

Exposé des motifs
« Lire de la bonne littérature sert à apprendre – de manière directe et intense, celle de l’expérience vécue à travers la fiction – ce que nous sommes et comment nous sommes, dans notre intégrité humaine, à travers nos actes, dans la solitude et dans le réseau de relations qui nous lie les uns aux autres, dans notre présence publique et le secret de nos consciences, cette somme extrêmement complexe de vérités contradictoires dont est faite la condition humaine.
Placer la lecture au cœur du processus de détention et de réinsertion, c’est assurer pleinement les objectifs d’une politique pénale responsable, à savoir relever l’homme en faute par l’éducation d’un travail qui lui mette l’outil de relèvement et permettant à sa sortie de l’aider à se reclasser parmi ses concitoyens.
Par la lecture, diverses actions pourront être menées et renforcées comme la lutte contre l’illettrisme, la rénovation des bibliothèques pénitentiaires, le développement des activités culturelles autour du livre, le développement du travail en détention autour des métiers du livre et la réinsertion par la formation professionnelle dans l’industrie du livre.
Lieu d’échanges et de culture, les bibliothèques pénitentiaires sont le seul lieu hors des tensions de la détention. C’est pourquoi, au-delà des actions relevant du livre et de la lecture, la bibliothèque a vocation à être le socle de l’ensemble des activités culturelles programmées au sein des établissements pénitentiaires. »